Handicap

 

L’appréhension qu’on a envers les handicapés,

Nous vient de la peur d’un jour leur ressembler.

 

Un aveugle paniqué,

Sur un trottoir encombré,

Qui s’apprête à traverser

Un passage clouté,

Sans aucun point de repaire sur les voitures à l’arrêt.

Nous renvoie l’image

D’un certain décalage,

Qu’impose notre société.

 

Un sourd en difficulté,

Devant son téléphone qui ne fait que vibrer,

Un appel vient le perturber,

Lui qui sait parler

Mais n’entend pas une mouche voler.

Nous donne la sensation d’un bruit lourd et calfeutré,

Dans un monde où on ne communique plus assez.

 

Une personne en fauteuil roulant,

En train d’essayer

De débloquer sa roue coincée,

Fauteuil dont il dépend

Et qu’on sait aux fins limitées.

Nous fait prendre conscience de notre humeur pressée,

Qui nous fait marcher tête baissée,

Sans réaliser, qu’on est en bonne santé.

 

Des personnes invalides,

Qu’on voudrait mettre à l’écart,

Des personnes pourtant avides,

D’avoir eux aussi leur part.

 

On se moque d’un aveugle qui se prend le mur,

Alors qu’on est les premiers à aller droit dedans.

On charrie un sourd qu’on écoute pas vraiment,

Alors qu’on est les premiers à pas se faire entendre, c’est sûr.

On dit des handicapés moteurs,

Qu’il faut qu’ils restent dans des cellules adaptées,

Alors qu’on est les derniers à savoir s’intégrer.

 

On cherche tous le bonheur,

Mais on a pas encore compris, qu’ensemble on serait meilleur.

 

Et on a beau partir ailleurs,

Pour s’évader,

Certains vont nous toucher.

On voudra les aider.

D’autres nous ferons pitié,

On préfèrera les laisser de côté.

 

Le tout est de ne pas oublier,

Que même si parfois on a l’impression

Qu’un monde nous éloigne.

Je dirai en conclusion,

Que l’habit ne fait pas le moine.

 

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